Présentation du blog - A lire avant tout lors de la première visite du blog

Noé est né le 3 novembre 2012, Alice le 28 décembre 2014. Depuis sa création il y a deux longues années (Mais Dieu que le temps passe...), ce blog est consacré à leur quotidien, leur environnement, leurs proches et moins proches. Vous y lirez surtout des tranches de vie qui se veulent pas "prises de tête". Un peu de légèreté dans un monde qui commence à en manquer singulièrement.

Bonne lecture !

Cécile et Olivier



vendredi 31 mai 2013

« Noé, l’engin de chantier »


Avec ma mère, j’ai appris récemment que j’étais un engin de chantier. Ce n’est pas pour me rassurer. Au départ, quand elle m’a lu l’histoire, j’ai trouvé ça plutôt amusant. Mais si on y regarde de plus près, je me fais exploiter grave autant par mon employeur que par mes amis. D’abord, je bosse toute journée sans pause syndicale ni pause déjeuner. NADA ! Je creuse des trous, je soulève la terre, je transporte des briques et de lourds sacs de ciment. Passionnantes comme activités ! Mais que font les représentants de la CGT, du CFDT et des syndicats du bâtiment, je vous le demande…
Et mes amis dans tout ça, parlons-en. Dès que j’ai un creux dans ma journée, ils me demandent de l’aide. Pas plus tard, que ce matin, j’ai dû charrier de lourds objets, amener des fleurs, transporter des moutons au marché (enfin c’est ce qu’on leur a dit, j’ai plus eu l’impression qu’il s’agissait de l’abattoir mais bon moi, je n’écris pas les histoires, je les écoute) et sauver un chat. Pour tout remerciement, ils m’ont invité à partager un gros gâteau. Moi, je m’attendais plutôt à un festin du genre apéritif accompagné de petits fours suivi d’une formule « entrée-plat-dessert » avec du vin à volonté, un bon digestif. Puis sortie en boîte ! Le lendemain, on m’aurait laissé tranquille afin que je reprenne des forces, on m’aurait téléphoné pour s’enquérir de ma santé, pas pour que je rende service. Tout ce beau monde peut attendre que je leur dise merci !

mercredi 29 mai 2013

« Houston, on a eu un problème »*


*Paroles prononcées par l’astronaute James Lovell lors de la mission spatiale Apollo 13, en 1970, interrompue à la suite de l'explosion d'un réservoir d'oxygène du module de service au cours du trajet vers la Lune (ce qui est un poil gênant, vous l’avouerez).

Chers futurs parents, un bon conseil (cela vous changera des élucubrations distillées à longueur de messages dans ce modeste blog) : lorsque vous récupérez un siège auto sympathiquement prêté par un couple d’amis ou des proches couvant déjà une ou plusieurs têtes blondes (ou brunes ou rousses ou chauves) sous leur toit et que vous souhaitez laver les housses dudit siège avant utilisation, alors SURTOUT, prenez des photographies de l’engin au fur et à mesure de son effeuillage (la phrase était longue, mais vous suivez toujours hein ?).
Car vous le constaterez par vous-même, il est nettement plus simple de démonter que de remonter.
Venue l’heure du dépiautage, je vous imagine dans votre acte, le sourire aux lèvres : « Qu’est-ce qu’il bavassait l’autre (c’est-à-dire moi) ? C’est suuuuuuper simple !
Regarde, c’est évident, ça, ça va là, la courroie elle vient ici et la ceinture elle passe par là ! »
Mais ne vous inquiétez pas.
Vous regretterez très rapidement votre pulsion d’optimisme au moment où s’étalera en face de vous le squelette du siège et ses oripeaux en tissu, certes propres, mais déstructurés comme un mauvais puzzle. Puis viendra le temps des questions du style « Mais où ça va ça ? » en vous grattant le crâne jusqu'au sang. D’emblée, soyez rassurés. Vous trouverez les réponses. Mais au bout de plusieurs heures de cogitations intenses, de tentatives de mises en forme avortées. Bref, un week-end foutu ! (J’exagère un peu, mais pas trop…).
Enfin, chers parents, sachez que vos efforts seront amplement récompensés. Lorsque vous positionnerez votre bambin dans le siège rutilant, vous rajeunirez de quelques années, remonterez le fil du temps jusqu’à la glorieuse époque de la conquête de l’espace. En effet, votre rejeton, solidement harnaché et calé (perdu, même) au fond de la coque, prendra des allures de Youri Gagarine, Neil Armstrong ou BuzzAldrin (ne pas confondre avec le fameux Buzz l'éclair...). Le casque en moins.
Durant quelques secondes, vous l’imaginerez graviter autour de la planète bleue, se repaissant d’un silence sidéral vierge de toute pollution sonore parfois insupportables pour notre pauvre système auditif : émissions de téléréalité ; embouteillages monstre sur les périphériques des grandes agglomérations ; encouragements gutturaux des hordes de supporters dans les enceintes sportives. Liste non exhaustive.
Et brusquement vous redescendrez sur… terre et vous poserez la question qui tue : « Voilà, nous avons passé trois heures à remonter le siège. Combien de temps nous faudra-t-il pour le fixer à la banquette arrière de la voiture ? »

lundi 27 mai 2013

La fièvre du vendredi soir



Cela devait arriver. Noé a fait son premier coup de chauffe. La température a culminé jusqu’à 38°5, soit un chiffre sensiblement plus élevé que le taux de popularité d’un certain Président (non, pas le fromage). OK, ce n’était pas une poussée de fièvre volcanique, de celles qui ont coutume de faire vivre à leurs victimes quelques épisodes hallucinatoires sévères. Mais c’est tout de même un petit être au regard vitreux, aux joues teintées de rouge nuance gyrophare et au sourire du style « Je sais pas pourquoi je souris mais je le fais quand même » que la mère a récupéré vendredi à 18 h chez la nounou.

Diagnostic maison : petite rhinopharyngite (c’est de saison : vu le temps pourrississime, nous sommes encore en hiver non ?).
Mais que les âmes sensibles se rassurent : il en faut plus pour faire mettre un genou à terre à Noé. Malgré la fièvre persistante et avec un sang-froid qui force l’admiration, il a vaillamment poursuivi ses habitudes culinaires et comportementales : biberons achevés jusqu’à la dernière goutte ; nuit de 11 heures ; micro-siestes de deux heures, question de ne pas perdre le rythme entre deux dodos nocturnes. Toujours avec le sourire.
Par ailleurs, pour lutter contre le froid humide qui s’immisce entre la peau et les os, il a endossé (malgré lui) une tenue de rêve que lui envieraient tous les acteurs et ceux pensant l’être qui font actuellement les beaux à Cannes : pyjama crème avec veste de jogging bleue et chaussettes beiges couvrant les jarrets jusqu’à la base des genoux. Sincèrement, mon pote Karlito (Lagerfeld) apprécierait.

Pour récompenser Noé de tant de noblesse envers ses parents qui s’attendaient à passer un week-end agité, la maman lui a généreusement offert une Sophie la girafe : ce petit truc qui fait pouet pouet quand on appuie dessus et qui nous donne la désagréable impression que Noé est un chien. Les crocs en moins, bien entendu. Mais ce cadeau le ravit. Il en aboierait presque de joie !