Présentation du blog - A lire avant tout lors de la première visite du blog

Noé est né le 3 novembre 2012, Alice le 28 décembre 2014. Depuis sa création il y a deux longues années (Mais Dieu que le temps passe...), ce blog est consacré à leur quotidien, leur environnement, leurs proches et moins proches. Vous y lirez surtout des tranches de vie qui se veulent pas "prises de tête". Un peu de légèreté dans un monde qui commence à en manquer singulièrement.

Bonne lecture !

Cécile et Olivier



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vendredi 15 mars 2013

Le jeu des ressemblances

A qui ressemble notre petit ?
Interrogation vieille comme Hérode, posée des millions de fois par des parents à la curiosité exacerbée, à toutes les époques et sous toutes les latitudes.
Au père ? A la mère ? A un des grands-parents ? A une des sœurs ?
La question est régulièrement soulevée au cours des repas de famille. Une source d’âpres échanges.
- Il a le nez de sa mère !
- Oh non, c’est le portrait du père !
- Oh non (bis), plus il grandit plus je reconnais Cécile !
- Non mais, t’as vu son sourire, c’est celui d’Olivier (et ce dernier de s’empresser d’ajouter : les dents en plus, mon sourire !)
Face à cette terrifiante absence d’accords, les esprits s’échauffent, les plats menacent de voler, les fourchettes et les petites cuillères se transforment en de menaçantes armes blanches !
Que fait la police ?
Dans ce jeu approximatif de la ressemblance, on se plaît à rêver à un dérapage incontrôlé de la discussion.












- Ses ongles, vous avez vu ses ongles ? On dirait ceux du capitaine Crochet !
- Mais regardez donc sa chevelure : la même que celle de Mel Gibson dans Mad Max, c’est fou non ?
- Et sa carrure : Arnold Schwarzenegger dans Conan le barbare !
Etc. etc.
Et une fois la paix instaurée autour de la table, on espère juste que Noé restera lui-même. Ce qui sera déjà beaucoup.
En attendant, a-t-il un air du père ou de la mère ? On vous laisse juger sur pièce. Ou plutôt sur photo.


mardi 22 janvier 2013

Des bienfaits de se moquer de bébé


Chers parents, un bon conseil : Lorsque le besoin devient irrépressible, n’hésitez surtout pas à vous moquer – gentiment mais fermement – de votre petit(e) prince(esse). Peu importe si l’entourage voit ceci du mauvais œil (ou plutôt l’entend de la mauvaise oreille…). Ne cédez pas à la bonne conscience ambiante, au « C’est pas bien ce que vous dites ! » de rigueur. Persévérez sur cette voie salutaire !
En effet, plaisanter sur sa descendance encore fragile possède des vertus thérapeutiques indéniables : lutte contre le stress découlant de nuits hachées comme un mauvais steak ; décontraction de muscles faciaux légèrement irrités par un biberon à moitié ingurgité, etc. etc.
Alors, MOQUEZ-VOUS DE BEBE ! :
- De son cri semblable au grincement d’une vielle porte vermoulue ;
- de son look ours blanc perdu loin de sa banquise natale (voir visuel) ou, selon les jours, de son babygros trop grand le faisant ressembler, en encore plus moche, à un des sept nains de Blanche-Neige ;
- de son regard vide et figé par la surprise après un rototo cataclysmique ;
- de son hoquet récurrent qui finit par l’excéder de manière ridicule ;
- du dodelinement incertain de sa tête comme posée en équilibre sur des épaules trop étroites, trop lourde pour ses cervicales paresseuses.
Pour faire tomber vos derniers remparts de culpabilité, projetez-vous dans quelques années - c’est-à-dire demain - lorsque votre petit bout de quatre kilos aura multiplié par quinze ce poids plume. Votre prince(sse) sera-t-il(elle) bienveillant(e) avec vous lorsque, à l’automne de votre vie, il vous fera remarquer avec une certaine délectation les outrages du temps sur votre physique de rêve : les cheveux qui blanchissent ou se raréfient, la silhouettes érodée par l’âge, les rides qui ravinent votre visage, l’embonpoint naissant sous le pull forcément pas à la mode.
Et puis zut ! Qui aime bien châtie bien. Alors, qui aime beaucoup…

lundi 21 janvier 2013

Les révolutions de Noé

Instinctivement, Noé a très vite pigé que, dans ce monde dénué de scrupules, le plus sûr moyen d’obtenir quelque chose est d’ouvrir sa gueule à tout va, même quand l’interlocuteur et le moment ne sont pas judicieusement choisis.
Seulement, pour obtenir gain de cause, encore faut-il savoir ce que l’on désire ardemment. Ce qui n’est pas toujours le cas de Noé, ce revendicateur pré-pubère qui, dix-sept ans et neuf mois environ avant sa majorité légale, souhaite déjà s’émanciper en abusant de l’exhortation crispante, mais en se perdant avec une régularité métronomique dans les méandres de ses multiples motifs de colères et révoltes : J’ai faim sans avoir faim ; J’ai sommeil mais je ne veux pas me coucher ; Je ne veux pas quitter les bras ; Je veux quitter les bras ; Je veux que la poussette bouge ; La poussette bouge trop. Liste non exhaustive.
Alors, à défaut de pouvoir le laisser déserter le cocon familial où gîte et couvert sont gracieusement offerts, je l’exile au fond de son lit où seule, témoin silencieuse et sourde (détail très important), la peluche de Barbapapa assiste à ce mini-mai 68, voué comme son modèle à échouer lamentablement. Non, le prolétariat (Noé) n’écrasera pas le patronat (papa et maman) qui aura le dernier mot dans cette lutte des classes quotidienne. Du moins pas pour l'instant.

jeudi 17 janvier 2013

Silence…

La paix mondiale est instaurée dans l’appartement. Epuisés, les deux parents sont silencieusement affalés dans le canapé du salon. Sans mot dire, ils savourent pleinement les bruits du quotidien : le frigo qui ronronne, le chauffage qui s’enclenche dans un doux chuintement, le ventre du père qui gargouille (il est 20 h 30 et le diner n’est juste qu’un vague projet), le soupir soulagé de la mère.
Face à eux, sur la table du salon, le biberon, jadis rempli de Lémiel®, gît, entièrement vide. Une goutte du précieux breuvage perle encore sur le bout de la tétine.
Dans la chambre mitoyenne, un faible ronflement indique que Noé pionce comme une brute, le ventre plein, la tête nettoyée de toute envie d’ordre alimentaire. Le tsunami de décibels postnatal a cédé face aux coups de boutoir du sommeil.
Mais la victoire sera brève ! Le prochain bib est programmé pour 23 h 30, dans trois ridicules heures. Malheureusement, Noé, ne sachant toujours pas lire une pendule (ça tombe bien, il n’y en a pas une seule accrochée sur les murs de sa chambre), peut déclencher à tout moment les hostilités et s’extirper sans ménagement de son sommeil salvateur (pour ses géniteurs. Lui s’en fiche, il dort quand bon lui semble), au détour d’un mauvais rêve ou d’une subite et inconsciente envie de gonfler ses ascendants directs.
Tant pis pour la soirée télé. La naissance d’un gamin devrait entraîner automatiquement pour les jeunes parents un dégrèvement de la redevance audiovisuelle pour une période indéterminée…