Présentation du blog - A lire avant tout lors de la première visite du blog

Noé est né le 3 novembre 2012, Alice le 28 décembre 2014. Depuis sa création il y a deux longues années (Mais Dieu que le temps passe...), ce blog est consacré à leur quotidien, leur environnement, leurs proches et moins proches. Vous y lirez surtout des tranches de vie qui se veulent pas "prises de tête". Un peu de légèreté dans un monde qui commence à en manquer singulièrement.

Bonne lecture !

Cécile et Olivier



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lundi 21 janvier 2013

Les révolutions de Noé

Instinctivement, Noé a très vite pigé que, dans ce monde dénué de scrupules, le plus sûr moyen d’obtenir quelque chose est d’ouvrir sa gueule à tout va, même quand l’interlocuteur et le moment ne sont pas judicieusement choisis.
Seulement, pour obtenir gain de cause, encore faut-il savoir ce que l’on désire ardemment. Ce qui n’est pas toujours le cas de Noé, ce revendicateur pré-pubère qui, dix-sept ans et neuf mois environ avant sa majorité légale, souhaite déjà s’émanciper en abusant de l’exhortation crispante, mais en se perdant avec une régularité métronomique dans les méandres de ses multiples motifs de colères et révoltes : J’ai faim sans avoir faim ; J’ai sommeil mais je ne veux pas me coucher ; Je ne veux pas quitter les bras ; Je veux quitter les bras ; Je veux que la poussette bouge ; La poussette bouge trop. Liste non exhaustive.
Alors, à défaut de pouvoir le laisser déserter le cocon familial où gîte et couvert sont gracieusement offerts, je l’exile au fond de son lit où seule, témoin silencieuse et sourde (détail très important), la peluche de Barbapapa assiste à ce mini-mai 68, voué comme son modèle à échouer lamentablement. Non, le prolétariat (Noé) n’écrasera pas le patronat (papa et maman) qui aura le dernier mot dans cette lutte des classes quotidienne. Du moins pas pour l'instant.

jeudi 17 janvier 2013

Le cri qui grince

Noé est un sacré veinard. Non pas parce qu’il a des parents formidables, mais parce qu’il possède un talent précoce, un véritable don. Celui-ci pourrait même l’amener à débuter prochainement une carrière internationale dans le domaine du bruitage, notamment pour le compte des réalisateurs de films d’horreur ou au suspens insoutenable : Il imite à merveille la porte qui grince (quasi-incontournable dans ces productions cinématographiques produites à foison), avec une maîtrise inégalée de toutes les nuances de couinement.
- La porte qui grince doucement lorsqu’il se réveille bien disposé ;
- la porte qui grince violemment en menaçant de s’arracher de ses gonds dans des situations bien particulières : sieste interrompue (à éviter) ; approche de la prise du biberon, à H-2 minutes de l’instant T (se dépêcher); extirpation forcée d’un bain à température idéale (36 ou 37°C.) dans lequel « Môssieur Noé » se prélasse béatement depuis un bon quart d’heure (le sécher rapidement en essayant – généralement en vain - de faire diversion).
On se prend alors à rêver avec un certain empressement de l’instant toujours trop lointain : celui où la porte se fermera à double tour sous la pression du sommeil.